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Deux post-partum, cinq leçons que j’aurais aimé connaître

  • Photo du rédacteur: Libertad Machordom
    Libertad Machordom
  • 6 févr.
  • 5 min de lecture

Bonjour les mamans 💛,


Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du post-partum.

Pas celui des livres ou d’Instagram, mais le vrai.


Je vous partage mes deux post-partum, très différents, et surtout les conseils que j’aurais aimé recevoir à ce moment-là.


Retour au passé. On y va.


Post-partum n°1 – le Covid, les erreurs et les grandes leçons


Mon premier post-partum, je l’ai vécu pendant le Covid.

D’un point de vue logistique, c’était presque idéal. On était à la maison, au calme. Papa était disponible, il préparait les repas et était là en cas de besoin.


Ma plus grosse erreur a été de laisser l’hôpital me désigner une sage-femme sans la choisir moi-même. En Suisse, les visites post-natales sont prises en charge jusqu’à 56 jours après l’accouchement, avec en plus des consultations d’allaitement. Sur le papier, c’est génial.


Dans la réalité, je suis tombée sur une sage-femme très directive. Elle me disait quoi faire sans jamais me demander mon avis. Comme je n’y connaissais rien, je l’ai écoutée.


Je n’avais presque pas de lait. Sa solution a été de me dire :


  1. de donner un biberon de lait artificiel à bébé

  2. et de tirer mon lait avec un tire-lait


Ça a été l’une des plus grandes souffrances de ma vie.

Je mettais Shakira à fond pour essayer de ne pas sentir la douleur (spoiler : ça n’a pas marché).


Quand j’ai finalement consulté une vraie experte en lactation, elle était sidérée. Sa phrase été :


👉 le meilleur tire-lait, c’est ton bébé.


J’ai voulu essayer, mais je partais de très loin. J’ai passé des nuits entières à tenter d’allaiter exclusivement, à lutter contre la fatigue, le stress et la culpabilité… sans résultats.

Alors j’ai arrêté de me torturer et je suis passée au biberon à 100 %.


Et vous savez quoi ?Ça a été un énorme soulagement.


Première leçon : ne croyez pas tout ce qu’on vous dit, même si la personne a de l’expérience.


Écoutez-vous. Faites-vous confiance. Et n’hésitez jamais à demander un deuxième avis.


Une autre galère à laquelle on ne pense pas toujours : mon bébé dormait toujours la tête du même côté en cododo. Il était constamment tourné vers moi. Résultat, sa tête a commencé à s’aplatir.

S’en sont suivies des séances d’ostéo, de physio, et deux semaines de vigilance extrême pour éviter le casque. On a réussi. Sa tête n’est pas parfaitement ronde, mais il est magnifique et son développement est parfait.


Deuxième leçon : pensez à faire tourner la tête de bébé quand il dort.


Pour être juste, cette sage-femme avait quand même donné un bon conseil :Si bébé naît en hiver, chauffer légèrement le lit avant de le coucher et préparer le cododo comme un cocon, par exemple, en roulant des draps pour réduire les espaces vides. Bébé se sent plus contenu, plus rassuré, presque comme dans le ventre et dort mieux.

⚠️ Bien sûr, on enlève toute source de chaleur avant de coucher bébé. De notre côté, on utilisait une bouillotte qu’on retirait juste avant.


Post-partum n°2 – plus expérimentée, mais toujours intense


Deuxième bébé, deuxième post-partum… et une toute autre dynamique.


Déjà, c’était l’été. Il faisait très chaud.

L’allaitement était toujours compliqué, mais beaucoup mieux que la première fois. Cette fois-ci, j’avais choisi ma sage-femme avec soin, et ses conseils m’ont permis d’allaiter exclusivement ma fille.

Mais avec la chaleur, ma fille réclamait sans arrêt. J’étais épuisée.

Tellement que j’ai fini à l’hôpital après une journée seule avec elle.


À partir de là, on a complètement revu l’organisation à la maison.

Mon conjoint était encore en congé paternité. On a posé une règle simple : dès que je finissais d’allaiter, il prenait bébé et moi, j’allais dormir. Il s’occupait aussi des repas.


C’est à ce moment-là que j’ai vraiment compris quelque chose d’essentiel.



Troisième leçon : dormez quand bébé dort.


Je sais que ce conseil est souvent répété et parfois agaçant. On n’est pas habituées à dormir la journée. On a l’impression de perdre du temps ou de devoir “en profiter” pour faire autre chose.

Mais votre corps, lui, en a besoin. Et il vous en remerciera.

À ce moment-là, mon seul “travail” était d’allaiter… et de dormir.

Et ça a tout changé.


Puis son congé s’est terminé.


Je me suis retrouvée seule toute la journée avec bébé. Une bébé qui dormait peu, voulait beaucoup les bras, et pour qui dormir n’était clairement pas la priorité.


Manger est vite devenu compliqué. Je n’avais ni le temps ni l’énergie de cuisiner. Les pâtes rapides sont devenues mon menu quasi quotidien.



Quatrième leçon : anticipez les repas.


Préparez des plats à congeler avant la naissance.

Demandez à votre conjoint de cuisiner le week-end pour la semaine.

Et surtout, n’hésitez pas à demander à vos amis ou à votre famille de vous apporter à manger. Ce n’est pas du confort, c’est une vraie aide.


Le moment le plus dur est arrivé quand mon conjoint est parti une semaine pour le travail.

Une semaine seule avec un enfant de 3 ans et un bébé.

Mode survie activé.


La journée avec bébé, le soir préparer le repas, le bain, coucher mon grand, puis me coucher… pour me réveiller toutes les 2 à 3 heures pour allaiter.

Avec le recul, je ne sais toujours pas comment j’ai accepté de vivre ça seule.


Ces déplacements se sont répétés, environ une fois par mois et demi. En parallèle, j’ai repris le travail. Je tirais mon lait au bureau, j’allaitais la nuit, et le vendredi, mon jour libre, j’étais souvent seule avec un ou parfois deux enfants.

À la fin de l’année, j’ai craqué.


On a pris des décisions. Les enfants sont allés à la crèche les vendredis aussi. Et désormais, quand mon conjoint est en déplacement, c’est lui qui est responsable d’organiser une nounou le soir.


Depuis, tout va beaucoup mieux. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est soutenable.


Cinquième et dernière leçon : écoutez-vous et prenez des décisions rapidement.


Être maman est merveilleux, mais tout porter seule devient vite trop lourd. Demander de l’aide et changer l’organisation, ce n’est pas un échec. C’est une preuve de lucidité.


Remise en forme 


Pour terminer, pour les deux post-partums, un mot sur la remise en forme.


Dans les deux cas, j’ai fait de la physiothérapie pour travailler le périnée et la zone abdominale, puis j’ai repris le sport de manière adaptée.

Après ma première grossesse, j’ai suivi des séances personnalisées avec une coach. Des cours courts, pensés pour mes besoins, qui m’ont permis de reprendre le sport en douceur. Avec bébé 1, c’était faisable.


Avec bébé 2, les horaires étant trop imprévisibles, j’ai opté pour un programme post-partum en ligne, avec vidéos, feedback personnalisé et accompagnement. C’était idéal, car je pouvais m’entraîner quand bébé me laissait un peu de temps.


Si la remise en forme est importante pour vous, cherchez une solution qui s’adapte à votre réalité et que vous aimez (cours collective pour être avec d'autres mamans, cours privé pour gérer vos horaires, ...). Privilégiez des cours spécifiques post-partum et consultez un·e physio pour la rééducation du périnée et de la sangle abdominale. Elle ou il pourra aussi vous dire quand reprendre le sport en toute sécurité.


Et petit conseil en plus : si vous le pouvez, commencez à préparer votre corps pendant la grossesse. Vous aurez souvent moins de travail à faire après 🙂.


Si mon expérience peut vous éviter ne serait-ce qu’un peu de stress en post-partum, alors ce partage aura servi à quelque chose.


À très bientôt les mamans,

Créons ensemble la vie de nos rêves ✨


La fondatrice de Wearfunbaby

(au prénom mystérieux… que je révélerai le jour où je quitterai mon job pour devenir entrepreneuse à 100% 😉)

 
 
 

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